Musée d'Histoire Locale

Ancienne Mairie

Place du 11 novembre 1918 et des Anciens Combattants 92500 Rueil-Malmaison

Tel : 01 47 32 66 50
Email : musee-municipal@mairie-rueilmalmaison.fr

Ouverture du musée du lundi au samedi, 14h/17h45, entrée gratuite.
Fermeture Août et jours fériés.

– salle de la momie ouverte depuis le 21 mai 2016

– exposition de l’ancien mécanisme de l’horloge de l’église St-Pierre-St-Paul restauré par Monsieur Seguin et les ateliers municipaux
La visite avec un conférencier est possible sur rendez-vous.

Une ville comme Rueil-Malmaison, au riche et long passé, se devait d’avoir un musée qui évoque les faits principaux de son histoire.

Inauguré le 20 Février 1982 par le Député-Maire de Rueil, Jacques Baumel, le Musée d’Histoire Locale a été aménagé dans l’ancien Hôtel de ville devenu trop exigu.

La première pierre de ce bâtiment fut posée le 24 Mai 1868 par le Maire, Adrien Cramail.

Dans l’escalier d’honneur, on peut trouver une plaque commémorative qui rappelle les noms de ceux qui ont présidé à l’édification du bâtiment. ancienne-mairie2Dans le hall figurent les plaques rappelant les noms des Ruellois victimes de la guerre de 1914-1918, ainsi que des victimes de l’occupation allemande pendant la guerre de 1939-1945. L‘entrée du Musée témoigne de la vie d’un village d’autrefois. On peut y admirer :

un Garde Suisse: la caserne de Rueil, édifiée sous Louis XV abritait 800 Gardes Suisses;

un vigneron qui rappelle que la vigne fut longtemps une des principales activités de la ville; une presse de blanchisserie (1850), pièce très rare, symbolise une autre activité importante de Rueil. la robe d’une bourgeoise de Rueil vers 1804 et différents objets des anciennes fermes de la ville. Dans la magnifique salle des mariages (toujours utilisée), deux tableaux sont dus au talent de Roger Jourdain, ancien Maire de Rueil : L’Eté et le Printemps. Ce dernier valut à son auteur la médaille de l’exposition universelle de 1900. Trois salles du Musée portent, dans un juste souci d’hommage, le nom de trois historiens de la ville qui ont, essentiellement à partir de documents d’archives, approfondi tel ou tel point de notre histoire : André Mantois, Alfred Cramail et le Docteur Launay.

Le fonds présenté est constitué principalement par les collections de la Société Historique de Rueil-Malmaison, enrichies par des dons ou prêts de particuliers et par un apport des archives municipales et des achats.

Salle André Mantois

André Mantois Maire adjoint de 1953 à 1970 – Historien local.

Cette salle retrace la mémoire de Rueil à travers les grandes périodes de l’histoire.

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DES VESTIGES NÉOLITHIQUES

Dès la préhistoire, la présence humaine est attestée sur le site de Rueil: les traces de tribus néolithiques se retrouvent, par la présence de silex taillés et outils divers

L’IMPLANTATION DES MÉROVINGIENS

Au VIème siècle, les rois mérovingiens viennent souvent chasser à Rueil. Childebert, fils de Clovis, y possède une villa qui deviendra leur résidence favorite.

LE DOMAINE DE RICHELIEU

C’est au XVIIème siècle que Rueil commence à acquérir une grande notoriété, grâce à l’achat, en 1633, du Château du Val par un certain Armand du Plessis, duc de Richelieu, ministre de Louis XIII. Avec lui, cette résidence devient somptueuse et attire à Rueil toutes les personnalités de l’époque: Louis XIII, son frère Gaston d’Orléans, Anne d’Autriche… Du domaine de Richelieu, il

salle-andres-mantois

ne reste aujourd’hui que la « maison du Père Joseph », son éminence grise, acteur déterminant de la politique étrangère du Cardinal, notamment dans sa lutte menée contre les Habsbourg. Une maquette de ce domaine est présentée dans le musée, ainsi que des lettres signées de Richelieu et du Père Joseph, écrites à Rueil. Dans le cadre de son château, Richelieu a surtout beaucoup travaillé pour l’État. Ainsi, seront signés à Rueil: le traité plaçant la ville de Colmar sous la protection de la France et les « lettres Patentes », créant l’Académie Française.

« LA PAIX DE RUEL »

Le château devient, par la suite, la propriété de la Duchesse d’Aiguillon qui accueille, pendant la Fronde, Mazarin venant se réfugier à Ruel avec le jeune roi Louis XIV et sa mère Anne d’Autriche. C’est là qu’est signée en 1649, la « Paix de Ruel » mettant fin à la Fronde.

 

Salle Docteur Launay

Historien local.

Salle consacrée aux souvenirs des guerres et en particulier de la guerre de 1870 -1871

LES DAMES DE SAINT-CYR

C’est à Ruel qu’en 1681 Madame de Maintenon loue une maison pour y recevoir des enfants pauvres et leur donner un peu d’instruction. Cette œuvre de bienfaisance s’installera rapidement à-Saint Cyr. Afin de procurer aux « Dames de Saint-Cyr » des revenus suffisants, Louis XIV leur donne la châtellenie de Ruel. Elles deviendront ainsi, jusqu’à la Révolution, « Seigneurs de Ruel ».

salle-docteur-launay

La guerre de 1870 se fera cruellement sentir. Près de 4000 hommes sont tués pendant la bataille de Buzenval (19 janvier 1871). Parmi eux le peintre Henri Regnault, les lieutenants colonels de Rochebrune et de Monbrison, le marquis de Coriolis d’Espinousse.

Quelques objets rappellent la guerre de 1914-1918: tickets de rationnement, petits souvenirs fabriqués dans les tranchées à partir de douilles de balles ou d’obus.

Le combat de la porte de Longboyau (21 octobre 1870) d’après le tableau de Neuville

Quelques objets rappellent la guerre de 1914-1918: tickets de rationnement, petits souvenirs fabriqués dans les tranchées à partir de douilles de balles ou d’obus.

En souvenir de la dernière guerre, on trouve le Fanion du Bataillon Marianne, formé à la caserne de Rueil et constitué des résistants de la ville.

 

Salle « Blanchisserie »

Dès le XVIIIème siècle, la blanchisserie est l’une des activités économiques les plus répandues à Rueil. La situation géographique de Rueil (du fait de la présence de nombreuses sources issues du Bois de Saint-Cucufa) lui permet d’être au

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siècle dernier, la seconde ville après Boulogne-sur-Seine pour la blanchisserie industrielle: 80 blanchisseries (Blanchisserie de la Source des Basses Muettes, Boidu, Lefevre…) emploient alors un nombre important d’ouvriers.

Réplique d’un tonneau-laveur, autrefois utilisé dans les blanchisseries

Les principaux clients sont parisiens, et non des moindres puisque le linge du Palais de l’Elysée a longtemps été blanchi à Rueil.

Vestige de cet âge d’or, un séchoir (grenier à claire voie aéré et chauffé qui permettait le séchage du linge pendant la saison froide) a été préservé rue Trumeau.

 

Salle Eugène Capelle

(1873 – 1956)

Pendant très longtemps, Rueil fut un centre important d’entreprises industrielles ou artisanales de tirages de cartes postales (Magenta, Bauchet, Christensen).

salle eugene capelle

Beaucoup de Ruellois furent employés dans ces entreprises. Cette salle est baptisée en souvenir du célèbre photographe, auteur de nombreuses vues de Rueil représentées sur cartes postales, fondateur des
établissements Ossart et Capelle.

On trouve:

  • une présentation générale de l’histoire de la carte postale;
  • de nombreuses cartes postales illustrant Rueil au début du siècle;
  • la présentation de tous les anciens fabricants de cartes postales installés à Rueil;
  • le matériel ayant servi aux coloristes (établi, pompons…) autrefois.
  • Une collection d’appareils photo et de projection.

 

Salle « Empire »

Les passionnés de l’époque napoléonienne peuvent admirer dans cette salle, avec une perspective unique, 1600 figurines

salle-empireachetées par la Ville et la Société Historique.

Ces figurines, exceptionnelles par leur nombre, représentent la Grande Armée telle qu’elle existait sous l’Empire. A sa tête, l’Empereur, suivi de ses frères. Viennent ensuite les Maréchaux d’Empire, les Officiers généraux, les Aides de camp, la Garde Impériale, la Garde de Paris, les Chasseurs à cheval, les Hussards, les Lanciers, les Cuirassiers, l’Infanterie de ligne, l’Infanterie légère, l’Artillerie, les Carabiniers, les Régiments Suisses, les Troupes alliées et le Service Santé. Peintes à la main, ces figurines sont parfaitement fidèles.

On trouve aussi dans cette salle des lettres de Maréchaux de l’Empire (Jourdan, Lefebvre, Serrurier, Victor…), ainsi que des dioramas représentant des « scènes » d’Empire.

 

Salle Adolphe Giquel

(1857-1920)

Cette salle porte le nom d’une ancienne « ginguette » installée sur les bords de Seine au début du siècle. Après la guerre de 1870 et pendant la Belle Époque, la Seine et ses affluents voient s’animer leurs berges le dimanche. Bien vite les impressionnistes tombèrent sous le charme des nombreuses guinguettes des bords de Seine. A l’époque, la gare de Rueil était à une vingtaine de minutes de Paris. Pour rejoindre la Grenouillère sur l’ile de Croissy ou la maison Fournaise sur l’ile de Chatou, on descendait à la station de Rueil.

En face de la maison Fournaise se trouvait, à Rueil, la Maison Giquel, une charmante auberge qui enchanta les promeneurs au début du siècle (A.Giquel était un constructeur de bateaux). Une autre animation attirait aussi les rueillois à cette époque: le casino situé près de la gare. Mais les bords de Seine ne sauraient être évoqués sans un rappel des graves inondations qui furent un désastre pour les riverains et notamment la crue de 1910.

 

Salle Alfred Cramail

Historien local.

Dans cette salle ont été réunis les documents et souvenirs se rapportant à l’église Saint-Pierre Saint Paul

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La première paroisse de Rueil remonte probablement au VIIIème siècle, une église y est attestée au XIIème siècle, laquelle ruinée par la guerre de Cent Ans et l’occupation anglaise du XVème siècle, devra être totalement reconstruite. Le clocher original sera conservé jusqu’au milieu du XIXème siècle, il sera rebâti ensuite dans le style roman initial.

C’est dans cette église que l’on trouve le tombeau de l’Impératrice Joséphine, ainsi que le cénotaphe de la Reine Hortense dont le corps repose dans la crypte.

Sont exposés:

  • Les chapes des prêtres de la paroisse (XVIIIème et XIXème siècles).
  • Les couronnes, autrefois déposées dans la crypte sur le sarcophage de la Reine Hortense, faites avec les cordages du bateau « La Belle Poule » ayant ramené le corps de Napoléon de Sainte- Hélène.
  • Une pertuisane suisse du XVIIIème siècle;
  • Différents souvenirs de la Saint Vincent, patron des vignerons autrefois nombreux à Rueil.
  • Une vierge, peinture sur bois, fin du XVème siècle- école milanaise.

 

Salle Edouard Belin

(1876 – 1963)

La seule en France consacrée à l’inventeur du « bélinographe » (transmission d’images par fils) qui fit ses travaux à Rueil. C’est en 1921 qu’Edouard Belin envoie, de France aux Etats-Unis, le premier message fac-similé: la transmission télégraphique ou

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téléphonique d’images est désormais possible. On trouve dans cette salle différentes photos et médailles données par la famille d’Edouard Belin, ainsi qu’un émetteur et un récepteur permettant la transmission d’images.

1926: un des premiers laboratoires d’Edouard Belin à Rueil

Cette salle est aussi consacrée à la mémoire de personnages illustres ayant séjourné ou vécu à Rueil: Marcel Jouhandeau (écrivain), Georges Claude (physicien, inventeur de l’air liquide), Henry Bataille (écrivain), Georges Feydeau (écrivain), Eugène Labiche (écrivain), Jean Coquelin (fils de Constant, créateur du rôle de Cyrano de Bergerac) et Charles Floquet (chef du gouvernement en 1886).